suite du II) sur l'histoire

B/ L’histoire se distingue des sciences de la nature car elle repose sur une interprétation du passé

Dans ce B), on envisage l'idée que l'histoire est une science qui n'est pas totalement objective et neutre, il y a une part de subjectivité. Premièrement dans la constitution des faits qui n'existent pas dans l'absolu.
1/ Considérer un événement comme un fait historique relève d’une interprétation du passé

  • 2 niveaux d’analyse :      - l’établissement des faits : qu’est-ce qui s’est passé ?
    - compréhension des faits : pourquoi ?


    1) Au niveau des faits:

    Qu’est-ce qu’un fait historique ?

  • Un fait est à première vue quelque chose d’objectif, une réalité en soi définie en elle-même et non quelque chose qui relève d’une interprétation qui serait subjective.
    Mais la question est de savoir qu’est-ce qui compte comme un fait pour un historien ?
    -> Un fait historique marque l’histoire en marquant une césure dans celle-ci
    (par opposition à un fait anodin qui s’inscrit dans une régularité).


    Cette distinction entre événements singuliers et faits réguliers est-elle objective ?

  • Dans l'historiographie classique (la réflexion sur la manière de faire l’histoire), il y a des éléments importants que l’historien doit restituer (les grandes dates de l’histoire, les grands personnages etc.)

    Au XXème siècle, il y a un changement important dans la manière de faire l’histoire:

  • -> macro-histoire: point de vue général en se concentrant sur un objet spécifique (par opposition à une période de l’histoire), on s’intéresse à des grandes structures de pensée, sociales et politiques, qui traversent les temps. En même temps, on peut faire de la macro histoire sur un objet d’étude très précis (une couleur, l'hygiène, les épidémies...). Par exemple Michel Pastoureau est un historien des couleurs : voir post suivant


  • -> micro-histoire: un objet d’étude très ciblé dans l’espace et dans le temps (un village, un individu sur une période restreinte).

    Les faits que nous appelons “historique” viennent du regard que nous portons sur le temps. Dans cette nouvelle historiographie, il n’y a pas d’événements en soi, pas de faits historiques par eux-mêmes.
    Ce qui est un fait historique dépend de la manière dont on envisage le cours du temps => dépend d’une interprétation.

    Paul Veyne  “Le fait n’est rien sans son intrigue”. “Les évènements ne sont pas des choses, des objets consistants, des substances, ils sont un découpage que nous opérons librement dans la réalité

  • Une intrigue est un itinéraire choisi par l’historien à travers lequel il interprète le cours du temps, le passé.

    ---------------------------

Commentaires