Travail sur Epicure pour la semaine du 6 avril 2020

Hello tout le monde


Cette semaine, nous poursuivons notre difficile ascension pour nous hisser à la hauteur de l'idéal épicurien. A ce stade, nous sommes délivré-es de la crainte des dieux, nous sommes devenu-es des personnes hautement autonomes dans la manière de diriger notre existence, nous ne sommes plus de petits enfants apeuré-es par des êtres surpuissants qui nous surplombent
, nous n'avons plus peur de la mort (même pas mal) ; nous avons donc tout pour être heureux. Le confinement levé, la vie ne sera plus qu'une immense fête, qu'un long gémissement de plaisir … "hola tout doux, les ami-es, nous dit Epicure, vous n'avez pas fini de lire ma lettre à Ménécée, et vous vous imaginez qu'il suffit de boire des coups et de rigoler pour être heureux, entre deux séries Netflix et une sortie shopping. Et bien non, le bonheur c'est un peu plus compliqué que ça, vous allez lire la suite de ma lettre : 


Il faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que parmi les premiers il y en a qui sont nécessaires et d’autres qui sont seulement naturels. Parmi les nécessaires, il y en a qui le sont pour le bonheur, d’autres pour la tranquillité du corps, d’autres enfin pour la vie même. Une théorie non erronée de ces désirs sait en effet rapporter toute préférence et toute aversion à la santé du corps et à la tranquillité de l’âme puisque c’est là la perfection même de la vie heureuse. Car tous nos actes visent à écarter de nous la souffrance et la peur. Lorsqu’une fois nous y sommes parvenus, la tempête de l’âme s’apaise, l’être vivant n’ayant plus besoin de s’acheminer vers quelque chose qui lui manque, ni de chercher autre chose pour parfaire le bien-être de l’âme et celui du corps. C’est alors en effet que nous éprouvons le besoin du plaisir quand, par suite de son absence, nous éprouvons de la douleur; mais quand nous ne souffrons pas, nous n’éprouvons plus le besoin du plaisir. Et c’est pourquoi nous disons que le plaisir est le commencement et la fin de la vie bienheureuse. C’est lui en effet que nous avons reconnu comme le bien principal et conforme à notre nature, c’est de lui que nous partons pour déterminer ce qu’il faut choisir et ce qu’il faut éviter, et c’est à lui que nous avons finalement recours lorsque nous nous servons de la sensation comme d’une règle pour apprécier tout bien qui s’offre. Or, précisément parce que le plaisir est notre bien principal et inné, nous ne cherchons pas tout le plaisir; il y a des cas où nous passons par-dessus beaucoup de plaisirs s’il en résulte pour nous de l’ennui. Et nous jugeons beaucoup de douleurs préférables aux plaisirs lorsque, des souffrances que nous avons endurées pendant longtemps, il résulte pour nous un plaisir plus élevé. Tout plaisir ne doit pas être recherché; pareillement, toute douleur est un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix. En tout cas, il convient de décider de tout cela en comparant et en examinant attentivement ce qui est utile et ce qui est nuisible, car nous en usons parfois avec le bien comme s’il était le mal, et avec le mal comme s’il était le bien. 



Cette semaine, vous allez expliquer la fin de ce texte "à partir de "or précisément parce que le plaisir…" jusqu'à la fin : PASSAGE SOULIGNE. Utilisez toutes les stratégies vues en classe pour éviter la paraphrase. Contrainte supplémentaire : faites un rapprochement avec la doctrine morale des philosophes utilitaristes (réviser diaporama sur la morale : eyssette morale slideshare)

Commentaires

  1. Bonjour monsieur,

    J'espère que vous allez bien !

    Merci pour votre introduction très drôle !

    J'ai peut-être une question bête mais quand vous parlez de la fin du texte c'est de l'extrait que vous avez donc jusqu'à "avec le mal comme s'il était le bien" ou vriament la fin du texte donc "Car celui qui vit au milieu de biens impérissables ne ressmeble en rien à un être mortel." ?

    Merci d'avance !
    Bonne journée !

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  2. Bonjour Romane !
    oui c'est la fin de l'extrait que j'ai posté, jusqu'à "avec le mal comme s'il était le bien".
    je viens de souligner le passage

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  3. Bonjour Monsieur pouvez vous nous rappelez les étapes d'une explication de texte afin d'éviter la paraphrase svp :)

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    1. Mon pseudo n'a pas marché c'est Heather qui pose cette question :)

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